La randonnée est une excellente excuse pour visiter les pentes neigeuses du monde (si on a quelques euros à la banque, bien sûr). Ça tombe bien, les terrains de rêve de l’héliski se mettent à la randonnée et l’exclusivité de leur accès rend l’expérience unique… D’ailleurs, c’est pour les randonneurs que les premiers lodges d’héliski du Canada ont été construits. Il n’y a pas de hasard. Avec l’aide de Thomas Leufen, nous avons pris un vol aller/retour pour ces spots rando de rêve. Voici la liste de nos envies.

Les Lofoten… pour le mix de terrain alpin et d’océan
Depuis trois ans, les Lofoten et les Alpes de Lyngen (Norvège) sont devenus une destination courue en rando. On circule en étoile depuis un hébergement lodge (tout-compris plutôt luxe ou une maison louée en autonomie) ou bateau (à voile ou à moteur) pour se déplacer. Sur le terrain, les pentes des îles Lofoten sont assez raides, plus freeski que les Alpes de Lyngen (même si on y trouve des couloirs engagés). Des alpes miniatures au bord de la mer !

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Le Groenland… pour les yeux
Point fort : la culture inuit, les villages intacts, les paysages, l’ambiance, la proximité de l’Europe. Point faible : la nourriture (les gastronomes, visez le Japon et le Chili) et la neige. C’est le lieu idéal pour belles et longues balades en rando, au bord de la mer, avec vue sur les icebergs. La neige est très changeante, donc on privilégie les sorties tranquilles que les couloirs raides (qui existent). En général, l’hébergement est un refuge-cabane dans un village inuit, sommaire mais authentique. On rayonne vers les montagnes pour la montée et vers les fjords pour la descente. En une semaine, on passe en général quatre jours à randonner et deux jours près du village pour de l’héli-rando (en guise de réserve météo).
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Le Canada… pour le mythe
En allant au Canada, on s’achète un morceau du rêve du glisseur : la poudreuse sauvage des rocheuses canadienne, accessible grâce au rotor de l’hélico. Il existe deux formules : l’héli-rando pur (l’hélico permet d’accéder le matin aux pentes et à vous ramener le soir) ou l’heli-fusion, c’est à dire 3 jours 1/2 d’héliski classique et 3 jours d’héli-rando, à choisir selon la météo. Le programme d’une journée ? L’hélico prend les randonneurs au lodge et les pose au sommet d’une montagne avec les guides, ils font une première descente et randonnent toute la journée. Le soir, l’hélico ramène tout le monde au lodge. Le logement est luxueux, comme pour l’héliski, mais la semaine vous reviendra moins cher (moins d’heures en l’air…). Un bon mélange de qualité d’hébergement, de territoire sauvage, de ski de forêt en cas de mauvais temps… et de glaciers immenses. C’est là où la poudreuse vient mourir…
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L’Islande… pour être à la mode et authentique
Il y a deux types de randonneurs qui vont en Islande : les autonomes qui prennent un vol Easyjet et se débrouillent sur place (cela nécessite un peu d’expérience) et une autre population qui cherche un encadrement avec un guide et une formule tout-compris. Nous travaillons avec J.B., un vrai viking, guide formé à l’ENSA qui a monté la première société d’héliski en Islande et crée un lodge à Dalvik. L’avantage de l’Islande est que les pentes sont accessibles à tous les niveaux et les paysages magnifiques. En mai, les jours sont très longs, ça permet d’avoir de belles lumières. De plus, l’ambiance islandaise est très typique… La neige est très changeante en bord de mer (elle est la plus souple et facile au printemps) et en cas de mauvais temps, il y a toujours quelque merveilles naturelles à découvrir (baleines, piscines d’eau chaude thermale, geysers, cascades). C’est la destination la plus accessible aux randonneurs peu expérimentés.
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La Nouvelle-Zélande… pour être les premiers.
Destination rando peu connue, la Nouvelle-Zélande est pourtant un terrain extraordinaire avec des montagnes tellement nombreuses que les kiwis n’ont pas eu le temps de les nommer. La plupart des randonneurs organisent eux-mêmes leur séjour là-bas, l’accueil étant impeccable, c’est le point fort des locaux. Il y a des stations de ski, de l’héliski pour varier les plaisirs et les paysages sont incroyables (fjords, lacs…). La saison est courte, de juillet à septembre mais le concentré de paysages très différents donne à cette île son caractère unique. C’est une destination qui peut se révéler très technique pour les skieurs les plus expérimentés.
Le Japon… pour la poudreuse locale
Les Japonais ne randonnent pas beaucoup mais leur pays est une destination courue, surtout l’ile du nord (l’ile principale de Honshu est montagneuse également mais moins exploitée en freerando). On peut rayonner autour d’une station ou changer d’hébergement en itinérance. Il y a peu de dénivelé dans les stations, mais on peut en engranger davantage sur certaines montagnes. Aujourd’hui, ce qui est intéressant, c’est de prendre les remontées mécaniques et de continuer « en peau ». L’idéal est d’avoir un guide français et un guide local ! La neige, parlons-en… Elle tombe en énorme quantité et il n’est pas toujours facile de faire la trace sous la neige… Il faut du temps, attendre les bonnes conditions, être patient… C’est pour cela que le freeski est plus populaire que la rando, mais le potentiel est là et c’est une destination à explorer.
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Le Chili… pour ses volcans
On est dans l’hémisphère sud, donc on skie d’août à septembre… Septembre étant la meilleure période avec de beaux créneaux de soleil. En rando, il est possible d’atteindre les sommets volcaniques accessibles depuis des villages. Il y a même un itinéraire permettant de faire plusieurs volcans sur 10 ou 15 jours, avec des ascensions tous les jours. Cela nécessite une solide condition physique et une bonne expérience.
Avec les fumerolles, l’ambiance est très particulière ! Les Chiliens sont accueillants, on mange très bien et c’est une destination bon marché. On trouve tous les niveaux en terme de rapport qualité/prix pour l’hébergement. En altitude, au-dessus de 3000 m, la neige est toujours sèche, bonne et plus tu descends, plus il fait chaud. On encaisse des dénivelé énormes, 2000 m un peu partout, c’est assez rare !
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Un grand merci à Destination Poudreuse pour leurs infos précieuses et les photos. Pour plus d’informations, c’est sur www.destination-poudreuse.com/skirando
Texte : Guillaume Desmurs
Crédits photo : Destination Poudreuse, Andrew Wexler, Brad White, Jeff McPherson.

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